mardi 17 février 2009

Mont Kassioum, quartier chrétien et musée



Damas se contemple aussi de haut ! La colline qui domine cette ville s’appelle le mont Kassioum, l’équivalent de Montmartre pour Paris. On accède au sommet de ce gros caillou tout sec et poussiéreux en prenant un taxi, marcheurs s’abstenir ! Nous y sommes montés au coucher du soleil, à l’heure où les muezzins appellent à la prière. En buvant un thé parmi les habitants de Damas venus pique-niquer, nous avons pu observer un spectacle surprenant, les différents chants religieux s’entremêlant ! La capitale est plus facile à comprendre d’ici, malgré le nuage de pollution qui la couvre. En redescendant, on voit la gigantesque maison, ou bunker plutôt, du papa du président juchée sur un éperon rocailleux.


Le lendemain, poursuite de la découverte de la Vieille Ville, avec cette fois-ci, le quartier chrétien, situé à l’est. La transition est progressive, l’ambiance joyeuse et bruyante du souk mêlée aux klaxons faisant place à un endroit beaucoup plus paisible et reposant.

On y pénètre par une arche romaine située à l’intersection du cardo et du decumanus, les deux axes de l’ancienne ville romaine. En nous dirigeant vers Bab Sharki (porte de l’Est), on longe le patriarcat grec orthodoxe, des églises et des façades et bow-windows en bois sculpté prêtes à partir en poussière. Nous avons rencontré des joueurs de backgammon et pris un thé avec Youssef, commerçant et prof d’arabe parlant français (ouf !).



Bab Sharki est une des rares portes romaines ayant conservé sa forme originale, c’est-à-dire trois arches dont l’une est flanquée d’un minaret étrange rajouté au XIIe siècle. Au détour d’une rue cohabitent clochers et minarets, et ce jusqu’à Bab Touma (porte de St Thomas), d’où nous somme retournés vers la grande mosquée des Omeyyades, en nous perdant dans des ruelles labyrinthiques. Heureusement, les Syriens sont toujours très coopératifs quand on est perdu !



Le dimanche : journée au musée, forcément ! Le musée archéologique national est blotti au sein d’un jardin de sculptures, agrémenté d’une fontaine et d’un charmant petit café. On y entre par la façade monumentale du qasr (château) Al-Heir Al-Gharbi, d’époque omeyyade, réinstallée à l’entrée du musée. J’ai pu y contempler les collections d’antiquités d’Ougarit et la statuaire de Mari, notamment. Quel bonheur de les voir en vrai ! Je me réserve les périodes gréco-romaine et byzantine pour la suite…trop d’émotion!



A bientôt !

2 commentaires:

  1. Hou, on voit une petite Claire au fond du miroir, chez le coiffeur / barbier !

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  2. JE VEUX TE REJOINDRE EN SYRIE !!! Trop beau, trop chouette...
    Pis c'est quoi ces tissus qui pendouillent au-dessus des joueurs de backgammon ? Des tapis ? Des nappes ? Tu m'en ramènes un ?!?
    Bah quoi...

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