











Me voici à Damas pour deux mois !Je vis et je travaille à Chaalan au nord-ouest de la ville. Ce quartier chic extra-muros est étudié par l’ « Atelier du Vieux Damas », l’un des services de l’Institut français du Proche-Orient où j’effectue mon stage au sein d’une joyeuse équipe syrienne !
En attendant de vous envoyer quelques photos de cet endroit très hétéroclite, voici un petit témoignage de ma première sortie touristique dans la Vieille Ville intra-muros. C’est là que se trouvent la plupart des grands monuments de Damas. Elle est délimitée par l’ancienne muraille romaine et l’on y pénètre, lorsque l’on est une authentique touriste comme moi, par le souk Hamidieh, longue rue pavée recouverte d’une structure métallique édifiée par les Ottomans à la fin du XIXe siècle. Cette voûte criblée de trous par suite des bombardements de la zone par les Français, ressemble à un ciel étoilé ! On y trouve des tissus, soieries, brocarts, vêtements, robes de mariée, bijoux et de nombreux objets de pacotille d’importation chinoise. Plus loin se trouve la rue aux épices, nettement plus attrayante à mon goût !
Au bout du souk Hamidiyeh se trouvent les vestiges du temple de Jupiter construit au IIIe siècle, sur un temple araméen, et converti plus tard en église en l’honneur de saint Jean Baptiste, précurseur de l’islam (son baptistère est toujours à l’intérieur de la mosquée). Ce site ayant abrité de nombreuses enceintes sacrées fit place au VIIIe siècle à la mosquée des Omeyyades. Pour y entrer, j’ai dû revêtir un voile de la tête aux pieds (la petite meuf en bas de la photo prise dans la cour, c’est moi !). Ici, tout est à la fois immense et raffiné dans les moindres détails : mosaïques, incrustations de pierre de différentes couleurs, marqueterie…
J’ai terminé mon périple au palais Azem, après m’être achetée quelques petits pains fourrés aux épinards, fromage ou thym en guise de repas! Cette demeure ottomane construite au XVIIIe siècle est un exemple typique de l’architecture privée arabo-turque. Divisée en deux parties principales : le haremlek comprenant notamment le hammam (la partie réservée aux femmes, donc plutôt privée), et le selamlek (la partie réservée aux hommes, et donc plutôt publique), elle abrite le musée des Arts et Traditions populaires. C’est un véritable petit havre de paix ! Ici, les bruits de la rue ne passent pas, on entend le chant de oiseaux et ça sent bon. On viendrait volontiers pique-niquer tous les midis dans ces jardins !
Bien sûr, je n’ai exploré encore qu’une toute petite partie de la Vieille Ville et je compte y retourner de nombreuses fois. D’ailleurs, samedi matin, dans le cadre strictement professionnel de mon stage bien entendu (hum, hum !), je vais y tester un hammam étudié par l’ « Atelier du Vieux Damas » et récemment restauré ! Dimanche, je visite la ville romaine de Bosra, au sud de Damas, avec des étudiants de l’IFPO. Trop dure la vie !
A bientôt !
En attendant de vous envoyer quelques photos de cet endroit très hétéroclite, voici un petit témoignage de ma première sortie touristique dans la Vieille Ville intra-muros. C’est là que se trouvent la plupart des grands monuments de Damas. Elle est délimitée par l’ancienne muraille romaine et l’on y pénètre, lorsque l’on est une authentique touriste comme moi, par le souk Hamidieh, longue rue pavée recouverte d’une structure métallique édifiée par les Ottomans à la fin du XIXe siècle. Cette voûte criblée de trous par suite des bombardements de la zone par les Français, ressemble à un ciel étoilé ! On y trouve des tissus, soieries, brocarts, vêtements, robes de mariée, bijoux et de nombreux objets de pacotille d’importation chinoise. Plus loin se trouve la rue aux épices, nettement plus attrayante à mon goût !
Au bout du souk Hamidiyeh se trouvent les vestiges du temple de Jupiter construit au IIIe siècle, sur un temple araméen, et converti plus tard en église en l’honneur de saint Jean Baptiste, précurseur de l’islam (son baptistère est toujours à l’intérieur de la mosquée). Ce site ayant abrité de nombreuses enceintes sacrées fit place au VIIIe siècle à la mosquée des Omeyyades. Pour y entrer, j’ai dû revêtir un voile de la tête aux pieds (la petite meuf en bas de la photo prise dans la cour, c’est moi !). Ici, tout est à la fois immense et raffiné dans les moindres détails : mosaïques, incrustations de pierre de différentes couleurs, marqueterie…
J’ai terminé mon périple au palais Azem, après m’être achetée quelques petits pains fourrés aux épinards, fromage ou thym en guise de repas! Cette demeure ottomane construite au XVIIIe siècle est un exemple typique de l’architecture privée arabo-turque. Divisée en deux parties principales : le haremlek comprenant notamment le hammam (la partie réservée aux femmes, donc plutôt privée), et le selamlek (la partie réservée aux hommes, et donc plutôt publique), elle abrite le musée des Arts et Traditions populaires. C’est un véritable petit havre de paix ! Ici, les bruits de la rue ne passent pas, on entend le chant de oiseaux et ça sent bon. On viendrait volontiers pique-niquer tous les midis dans ces jardins !
Bien sûr, je n’ai exploré encore qu’une toute petite partie de la Vieille Ville et je compte y retourner de nombreuses fois. D’ailleurs, samedi matin, dans le cadre strictement professionnel de mon stage bien entendu (hum, hum !), je vais y tester un hammam étudié par l’ « Atelier du Vieux Damas » et récemment restauré ! Dimanche, je visite la ville romaine de Bosra, au sud de Damas, avec des étudiants de l’IFPO. Trop dure la vie !
A bientôt !

Hello Claire,
RépondreSupprimerT'as bien de la chance d'être à Damas en cette saison alors qu'on se pèle les miches à Paris !
J'attend que tu me ramène un loukoum enduit de sucre glace. Tu sais que j'en suis friand. :-)
Le palais Azem, un souvenir délicieux au coeur d'une ville bruyante et polluée. Le musée également.
RépondreSupprimerIl y a sur la place derrière la mosquée des Ommeyades des petits cafés dont un qui vend des sortes de crèpes farcies roulées à tomber!